| Sujet : L'imaginaire de WaWa |
| Posté le 04-05-2006 à 22:36:41
| Je suis assis au piano, modulant quelques notes. Mes doigts s’immobilisent… je me sens interpellé. La baie vitrée sur ma gauche me courtise. Je devine qu’elle me fait de l’œil, afin que je lui jette un coup d’œil ! Et voilà que je succombe à ses avances. De tout son bâti, elle sourit sur le jardin, car en ce moment, la luminosité du soleil a le vif éclat d’un regard. Une ambiance sereine y vagabonde. De tic en tac, les secondes se rident en minutes, et les minutes vieillissent sagement en heures. Un calme singulier paralyse le présent dans son continu, alors qu’un bonheur à la mesure de l’instant qui se prolonge, s’établit lentement. Il semble que la magnificence cherche à m’entourer. Puis, je réalise, que ce n’est pas la somptuosité qui vient vers moi, mais plutôt moi qui me dirige vers elle. Curieusement, plus je m’approche d’elle, plus elle recule ses limites. Comme si elle voulait me faire comprendre ce qu’est l’infinitude. L’immensément grand, qui semble l’opposée de l’immensément petit, n’est en vérité, que son prolongement. L’avant, l’après, et l’actuelle sont la même essence. L’infini, peut-il s’éloigner de lui-même ? Me voilà plongé dans le songe; ce monde où malgré nous, nous passons plus du tiers de notre existence. Là où l'univers nous ouvre les portes de toutes les possibilités. Où, nous ne sommes plus étonnés de voir le proche bordé le lointain, le réel s’unir à l’irréel, la matière devenir incorporelle. J’écoute pour mieux voir et je regarde pour mieux entendre. Une vibration se présente à moi, sa forme sinusoïdale et sa couleur bleue translucide me charment. Je me laisse glisser sur son arabesque, lorsque soudain, sa physionomie me semble familière. Je me rappelle qu’elle a souvent sollicité mon oreille. D’un sourire moqueur, elle me pousse vers l’indéfinissable et je bascule aussitôt dans la corporalité. Celle-ci m’indique alors, que Pacha le chat patiente impatiemment et miaule à tue-tête pour que je décroche de mon rêve et que je lui donne enfin son petit lait du matin. L’univers se plaît à s’inventer au travers nos pensées et nos rêves! Wawa l'imagicien rêveur.
Edité le 12-10-2007 à 22:46:19 par Wawa |
| | Posté le 04-05-2006 à 23:32:18
| Merci de nous faire rêver |
| | Posté le 05-05-2006 à 06:04:16
| Très belle musique. Bravo wawa! |
| | Posté le 05-05-2006 à 06:39:13
| Merci beaucoup Wawa :-) que ferions-nous sans ces rêves.....:-) |
| | Posté le 05-05-2006 à 14:29:26
| Ce que vous êtes gentils les amis! Faire semblant jusqu’à… croire, et croire… jusqu’à faire semblant. Le matin est calme, le soleil frappe aux fenêtres. J’entre dehors pour m’oxygéner les poumons, et voilà que le printemps m’esquisse un sourire et me prend la main pour aller faire une promenade dans le parc près de chez moi. Après quelques minutes de marche, je fais connaissance avec un magnifique arbre tout en fleurs. Comme il y avait, juste devant celui-ci, un banc qui me regardait les bras grands ouverts, je m’y suis assis, pour mieux admirer la grâce de cet arbre. Soudain, du coin de l’œil, j’ai cru le voir bouger. Je l’ai aussitôt regardé, mais il a fait semblant, que c’était le vent. J’ai regardé le vent, or, il ne bougeait pas d’un doigt, et il a feint que c’était le battement des ailes d’un ange! Mais, que faisait-il là celui-là? J’ai fermé les yeux un instant pour mieux me concentrer sur le tableau. J’ai soudainement senti quelque chose se déposer dans ma main. En ouvrant les yeux, je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’une feuille d’arbre sur laquelle on pouvait distinguer toutes les fibrilles de vie. J’ai à nouveau regardé l’arbre, mais il a encore fait semblant, que c’était l’oiseau qui était perché sur une de ses branches. Puis, un parfum délicat est venu me titiller. J’ai aussitôt regardé l’arbre, mais cette fois, il a feint que c’était le joli bouquet de roses qui était à ses pieds, ou à son pied devrais-je dire. Finalement, je l’ai entendu dire:’’merci pour votre visite!’’ Une fois de plus, j’ai porté mon regard sur cet arbre et il a encore fait semblant que c’était le renard au pelage argenté qui passait par là. Alors…alors, j’ai regardé résolument cet arbre dans le blanc des branches, et j’ai fait semblant de croire à ses faux-semblants…car si je lui avais laissé voir que je ne le croyais pas, il aurait encore fait semblant de me croire. Juste avant de quitter, je l’ai entendu raconter à l’autre arbre toute cette histoire. Et l’autre arbre… a fait semblant de le croire! Et vous, vous n’êtes pas obligé de croire à mon histoire! Wawa l'imagicien rêveur.
Message édité le 05-05-2006 à 14:30:27 par Wawa |
| | Posté le 05-05-2006 à 18:34:51
| je vais faire semblant de ne pas y croire |
| | Posté le 05-05-2006 à 18:44:46
| Toujours très plaisant wawa. Deuxième page du panthéon de Wawa ouverte! |
| | Posté le 10-05-2006 à 21:48:01
| génial... Ah là là tu fais rêver et réfléchir à la fois c'est super wawa !!!! Merci pour ces voyages onirico-philosophico poétiques !!!! Amitiés |
| | Posté le 12-05-2006 à 22:55:38
| Merci, 1_Ange, Tao et Quark. Petit moment de détente... Certains ne font pas ce qu’ils disent, d’autres ne disent pas ce qu’ils font. Certains ne pensent pas ce qu’ils disent, d’autres, ne disent pas ce qu’ils pensent. Certains n’ont jamais le temps de rein faire, d’autres, s’ont toujours à rien à faire. Certains parlent peu et font beaucoup, d’autres, parlent beaucoup et font peu. Certains cherchent toujours le bonheur, d’autres le bonheur les trouve toujours. Certains sont des gens pauvres, d’autres, sont de pauvres gens. Certains regardent passé le temps, d’autres, le temps les regarde passer Certains rient pour rien et pour tout, d’autres ne rient pour rien du tout. Certains parlent tout le temps, d’autres n’écoutent jamais. Certains écoutent et pensent, d’autres pensent qu’ils écoutent. Certains vivent de rêves, d’autres rêvent de vivre. Wawa l"imagicien rêveur
Message édité le 12-05-2006 à 22:57:42 par Wawa |
| | Posté le 12-05-2006 à 23:57:50
| J'ai beaucoup aimé cette énumération à la Prévers, sur un mode très wawaien... La conclusion est laissée au lecteur, c'est très astucieux. Bravo ! amitiés et bon week-end Jef |
| | Posté le 13-05-2006 à 06:51:30
| Merci Wawa :-) |
| | Posté le 13-05-2006 à 16:47:49
| L'incomparable Wawa ou Wawa incomparable... |
| | Posté le 16-05-2006 à 17:05:02
| Quark, du Prévers à la Wawaienne devient du pervers ! Vicky merci pour le rayon de soleil. 1_Ange, spectateur à ses heures qui sème le bonheur. Et pouquoi pas la la Devos! Ce matin je suis allé faire quelques pas dehors. Alors que je n’avais pas fait cent pas, un monsieur me demande où j’allais de ce pas si alerte? - C’est à moi que vous vous adressez? Ah, vous m’excuserez si j’ai l’air un peu pressé, mais il faut que je me rende nulle part. -Voyons, il est impossible de se rendre nulle part! -Mais certainement que c’est possible puisque je m’y rends de ce pas. -Alors, c’est où, dites moi? -Là. -Où ça là. -Ici, là et là. -Mais ici, ce n’est pas là, et là ce n’est pas nulle part! -Bien sur que si, ce qui est ici est partout et ce qui n’est pas ici est nulle part, c’est le simple Vedanta. -Alors là, vous me perdez! -Mais vous n’êtes pas perdu puisque vous êtes ici! -Je ne veux pas dire perdu dans ce sens ! -A bon! Il y a un sens pour se perdre maintenant? -Non! c’est votre histoire qui n’a pas de sens. -Pourtant, ce que je vous dis est plein de sens. -Bon! Je crois que nous n’allons nulle part de cette façon. - Mais voilà, c’est là que je vous disais que je me rendais, et… et vous m’avez accompagné! Wawa l’imagicien rêveur. |
| | Posté le 16-05-2006 à 18:05:47
| Ouais! Ou allons-nous de ce pas.... |
| | Posté le 16-05-2006 à 19:34:51
| Je vous suis , ca l'air intéressant lolll |
| | Posté le 16-05-2006 à 20:41:47
| Suivre le fil, suivre le fil, suivre un régime ou un cours, suivre des yeux, celui qui ne va nulle part mais qui y va. Il y va, c'est un bon gars! On dit de lui qu'il y va, le gars bon! D'ailleurs son prof l'encourageait en ces termes: -- Va! Gars bon! Sur le fil du rasoir, il suis sa route. Suivi de ceux qui le précèdent, suivant à son tour, il suit le cours de l'eau. |
| | Posté le 16-05-2006 à 22:13:50
| Il y en a qui suivent des cours de récréations! |
| | Posté le 17-05-2006 à 15:34:33
| C'est génial ! J'adore J'imagine la tête du gars... Super désopilant et très wawaien cette histoire Amitiés |
| | Posté le 17-05-2006 à 17:05:38
| On raconte que les bons comptes font les bons amis. Mais en fin de compte, bien souvent, ce sont les bons contes qui font les bons amis! Ce matin, Pacha, le chat de Carême était paresseusement enroulé dans un carré de soleil près de la maison. Tout à fait immobile, le nez bien camouflé dans sa longue queue, les yeux fermés. Seules les oscillations de son ventre, dues à ses ronrons étaient perceptibles. Sans doute était-il à fomenter quelques espiègleries qu’il allait nous servir en après-midi. Soudain, le chant d’un cardinal, au plumage écarlate comme la feuille de l’érable en automne, a brisé le silence matinal. Pacha a alors ouvert les yeux. J’ai vu le soleil y entrer. Le chat a refermé les yeux. Le soleil y est resté. Alors… Alors, si vous rencontrez Pacha le soir, et que vous le regardez dans les yeux, vous verrez deux petites billes de feu qui vous fixent. Il en a noblement hérité du soleil de la matinée. |
| | Posté le 17-05-2006 à 21:19:25
| Waaaaaaaaaaa !!!! Je devrais même dire waaaaaaaa waaaaaaaaaa ! C'est super beau, émouvant et poétique, cela rappelle un peu dans le genre certains contes indiens, j'aime beaucoup. Mais où vas-tu chercher tout ça ???! Amitiés à la prochaine. |
| | Posté le 18-05-2006 à 06:39:25
| Merci beaucoup Wawa :-) très bien raconté :-) |
| | Posté le 23-01-2007 à 21:16:03
| Vol au vent... Je suis dans la bibliothèque, la fenêtre sur ma gauche, baguenaude l’œil sur le vent qui porte dans ses longues ailes, quelques feuilles qu’il a glanées aux arbres du parc. Sans doute est-ce le seul moyen qu’a imaginé le vent pour que nous lui prêtions attention. enfin! Mais voilà que cela me remémore une matinée de l’été dernier, où je m’étais assis dans un petit mirador du paradis, non loin de chez moi. Le vent me tenait compagnie, et de temps à autre, il passait ses longs doigts subulés dans le cendré de ma chevelure. Soudain, il m’a bruissé à l’esprit quelques mots de poésie. Ils étaient si jolis que j’en ai immédiatement encré quelques pages de mon journal personnel. Il a alors voulu donner vie à tous ces mots. Il les a d'abord cajolés d’un léger frémissement de la main, puis, il les a pris dans son souffle, pour les soulever bien haut dans les nuages, où il les a disséminés. Plus tard, lorsque je les ai retrouvés, en pluie de lettres il les avait changés, pour les verser dans les prés et les champs. Sans tarder, j’y suis allé, mais dans les rivières, elles avaient ruisselé, et les poissons les avaient toutes dévorées. Alors… alors, en queue de poisson, cette histoire se termine, et vous ne saurez jamais ce que le vent m’avait murmuré. |
| | Posté le 24-01-2007 à 06:05:42
| Wawa a écrit :
Vol au vent... et vous ne saurez jamais ce que le vent m’avait murmuré. |
ben ca c'est pas chouette! |
| | Posté le 24-01-2007 à 06:46:16
| Ah ben zut alors lolll nenon pas de cachoterie là loll |
| | Posté le 24-01-2007 à 10:04:21
| Superbe Wawa, je crois qu'il murmure la même chose à beaucoup de poètes... Tu as raison, restons cachotiers hihi !!!! J'ai adoré encore ton ruissellement de mots. Amitiés et très bonne journée et bonne année au fait, je ne sais plus si je te l'ai dit mais il est encore temps, et bonne année à tout le monde d'ailleurs. Bonne continuation !!! Jean-François |
| | Posté le 25-01-2007 à 21:57:39
| Quarkenciel Vicky et Tao, Wawa vous témoigne sa gratitude. D'où vient l'atman? Hier, après que la nuit eu descendu autour de la maison, je me suis enrêvé, et un chérubin m’a alors fait un récit bigrement mythique. Il y a de cela fort longtemps disait-il, Dieu nageait dans le silence absolu. Voulant apprécier davantage ce silence, il eut l’idée divine d’inventer le tic. Alors, il fit jaillir du non manifesté son pinceau cosmique et esquissa d’un geste aérien un magnifique tic. Il vit immédiatement que ce tic sublime, donnait beaucoup plus de relief au silence. Mais il vit également que tout seul, le petit tic semblait s’ennuyer. Alors, dans sa grande sagesse, il eu l’idée divine de lui créer un petit frère, qu’il nomma tac. Puis, Dieu contempla un moment ses deux créations, et il réalisa stupéfait, qu’en donnant un petit frère à tic, il venait du même coup d’inventer le temps . Mais, encore une fois, il vit que d’un tic tac à l’autre, le temps devenait de plus en plus confiné. Alors, pour lui donner un peu de jeu, il créa l’espace. Dieu prit alors un peu de recul pour admirer le tout, et ex abrupto s’écria :''wawaouawww! je viens de créer une dimension ! espace/temps Enthousiasmé, il meubla cette dimension avec de la matière. Puis, pour lui donner un peu de la vie, il y ajouta les végétaux et les animaux. Enfin, pour rendre son œuvre plus ingénieuse et la conscientiser à elle-même, il y inséra l’ âme qu’il prit grand soins de cacher dans le cœur de l’humain. L'atman est une rose que Dieu à fait éclore dans le coeur de l'homme! W@w@ l'imagicien rêveur . |
| | Posté le 26-01-2007 à 01:41:28
| Rhhhhoooo je suis émerveillé comme un n'enfant, c'est chouette, c'est un conte plein de vérités en plus l'air de rien, remarque, comme la plupart des contes !!!! J'adoooooore ! Merci wawa... Amitiés Jef |
| | Posté le 26-01-2007 à 05:26:25
| wowww Wawa j'ai bien aimé , tu nous tiens toujours au suspens |
| | Posté le 26-01-2007 à 06:39:10
| Je voudrais tant savoir qui est réellement wawa... |
| | Posté le 26-01-2007 à 16:12:20
| Devrais-je passer au confessionnal? Je serai absent pendant cinq levers de lune. À bientôt. Osons le bonheur! |
| | Posté le 26-01-2007 à 17:47:52
| Moi aussi j'aimerais bien savoir :-)je crois que c'est un homme entre 50-60 ans + ...:-) |
| | Posté le 27-01-2007 à 16:29:12
| C'est super ton conte Wawa. Bon voyage |
| | Posté le 10-02-2007 à 03:39:00
| 1-ange, Vicky, Tao, Quark Portée disparue… Vous avez vu, juste là-haut, ces fils électriques ornés d’oiseaux. Tout à fait magistral, c’est de l’art musical. Une véritable feuille de musique, inventée. Cinq fils, telles les cinq lignes d’une portée. Voyez comme c’est étrange huits bruants et mésanges qui dessinent une frange. Leur position nous rappelle des notes. Tiens, je vous les pianote. mi, mi, mi, do... ré, ré, ré, si. Vous avez reconnu? Mais si... la cinquième de Beethoven qu’ils vous offrent à la une. Oups! une corneille se pose d’un tour d’aile. Aussitôt, c’est le vide autour d’elle. La portée s’est vidée. Ne reste plus qu’une clé de sol. qui se retrouvera bientôt au sol. Et toute cette fresque éthérisée ipso facto s’est volatilisée.. Wawa l'imagicien rêveur |
| | Posté le 10-02-2007 à 06:46:59
| Merci Wawa très beau :-) |
| | Posté le 11-02-2007 à 05:24:00
| Super comme toujours |
| | Posté le 11-02-2007 à 06:53:49
| Les fils électriques se trouvaient devenus portée par la présence des oiseaux. Sont redevenu ce qu'ils étaient à leur départ... Très beau. |
| | Posté le 13-02-2007 à 00:45:27
| géniale l'idée de la portée !!!!!!!!!!!!!!!! Wawa, s'il n'existait pas, il faudrait l'inverter ! Amitiés émerveillées ! Jef |
| | Posté le 13-02-2007 à 15:55:02
| Merci à tous pour vos bons mots. Puis-je vous prendre quelques instants? Un jour, un artisan céramiste se rendait à pied au marché faire quelques achats. Soudain, son regard fut attiré par le brasillement de reflets lumineux au loin. Lorsqu’il fut assez près, il vit qu’il s’agissait d’un miroir brisé en mille éclats. Le tout papillotait comme un diamant au soleil. Il s’est penché pour prendre un petit fragment et à sa grande surprise il a vu dans celui-ci le visage de sa voisine. Une personne toujours souriante et d’une gentillesse remarquable. Il a alors pris un autre fragment et il a vu le visage du son directeur d’institution financière.Un homme janséniste, stressé, qui ne voit que son travail. Dans une autre brisure, il a vu le visage d’un prisonnier au regard torve. Puis, dans une autre, le visage de Wawa, un certain ouaouaron fort volubile; puis celui d’une actrice, et ainsi de suite. Alors, une idée rocambolesque lui est venue. Il a ramassé tous les éclats du miroir et il les a rapportés chez lui pour en faire une superbe mosaïque qui représenterait les visages du monde. Ce sera la plus grande oeuvre de ma carrière pensa-t-il. Ainsi, il a passé des semaines entières à tout rassembler cet immense casse-tête. Lorsqu’enfin, quasiment exsangue, il plaça le dernier morceau, un éclair, semblable à celui d’un appareil photo, l’a ébloui. À sa grande stupéfaction, ce n’était plus des centaines de visages qu’il voyait, mais un seul, le sien. Ainsi, la voisine était devenue son œil, le prisonnier son oreille, le patron sa main, etc. Refusant catégoriquement ce qu’il voyait, la grogne, lui a fait briser à nouveau le miroir en mille reflets concassés. Puis il a pris un morceau du miroir et en le regardant il a vu… Wawa l'imagicien rêveur. |
| | Posté le 13-02-2007 à 17:43:20
| Son image? Tu es magique wawa. |
| | Posté le 14-02-2007 à 00:16:31
| Magie d'une phrase "ouverte", non terminée... J'espère qu'il a vu oui... Je suis époustouflé C'est géant !!! Amitiés l'imagicien Jef |
| | Posté le 14-02-2007 à 07:53:05
| wowwww quel magicien ce ti Wawa lolll merci :-) |
| | Posté le 14-02-2007 à 10:32:38
| Je ne sais pas ce que le céramiste y voit à la fin, jouons le jeu avec le vide que Wawa nous laisse, j'imagine ce que j'y verrai : Après avoir regardé dans les fragments et y avoir vu le regard des autres face à moi, leur sourire ou leur crispation, après avoir rassemblé les morceaux et s'y être vu dans sa totalité sans le supporter, je verrai à la fin pourquoi je ne me supporte pas. ... c'est comme cela que je prend - aujourd'hui - le bel espace laissé par Wawa. Avouons que je reste sceptique quand même ne l'imaginant pas de ce pessimisme. |
| | Posté le 14-02-2007 à 14:30:26
| Merci Wawa, pour ce texte magique qui porte à la réflexion. |
| | Posté le 14-02-2007 à 20:49:46
| L'univers que nous dévoile pudiquement Wawa, je voudrais mieux le connaître. Mais avec subtilité il nous le dévoile. La patience est indispensable. |
| | Posté le 20-02-2007 à 02:15:21
| Merci. Vicky, 1_ange, et Quark. stikan, fait mouche. Tao, je vais bientôt passer par le confessionnal! Bon, encore une petite réflexion! Haro sur le devenir. Nous sommes bercés par un refrain Notre demain est devenu incertain. De lourds nuages menacent tout autour. La finitude a vêtu ses beaux atours. Elle nous courtise et nous fait la bise. L’Oeuvre fait signe à l’homme. Elle a actionné son impitoyable métronome. Or, il ne voit pas l’heure. Il a regard ailleurs. Trop occupé à prospérer. Trop occupé à se contempler. Mais, ainsi qu’au printemps dans le ciel nous arrivent moult hirondelles ventre comble d’intentions nouvelles jaillirons de nouveaux enfants ayant pour but de briser cette voie sans issue. D'abord, on les dira rêveurs puis on écoutera leur cœur. Ils seront une bouffée d’air pour cette nature à bout de nerfs. Saurons-nous leur dire merci pour avoir rédimé notre paradis? Je crois bien que si. Ne demandons pas à la nature collaborons avec elle elle nous le rendra . Wawa l'imagicien rêveur |
| | Posté le 20-02-2007 à 16:44:18
| Merci Wawa |
| | Posté le 20-02-2007 à 17:55:16
| Il est peut-être salutaire d'oublier la mort quand on sait qu'elle existe? |
| | Posté le 11-04-2007 à 00:59:50
| Avec beaucoup de retard, je vous dis merci 1_Ange et Tao. Avertissement! L’histoire qui suit comporte de longues tergiversations et pourrait ne pas convenir aux personnes mordues de la tarentule. Si tel est votre cas, mieux vaut vous abstenir. Il y a de cela plusieurs années, par un soir de juillet, alors que la température était clémente et que la nuit était claire, je suis allé faire une promenade dans le parc près de chez moi. Je suivais l’allée principale et à un certain moment, j’ai croisé un sentier rocailleux que le bleu sélénien rendait mystérieux et séduisant. Une indicible tentation de m’y engager s’est emparée de moi. Après quelques minutes de marche, dans ce bleu feutré de nuit, j’ai entendu le chuchotis d’une voix. J’ai regardé autour de moi pour savoir qui me parlait, mais il n’y avait personne. J’ai donc poursuivi ma randonnée. De nouveau, un murmure s’est fait entendre: ''Tu y es presque!". Je me suis arrêté net. Mes yeux balayaient de tout côté. Puis, très lentement, j’ai fait quelques pas. Sur ma droite, j'ai entendu un bruissement de feuilles. J’ai jeté un regard rapide, et juste au même moment, j’ai trébuché sur le sol. Est-il besoin de dire que le cœur battait en chamade. Plus de peur que de mal. Je n’avais pas remarqué une légère dénivellation du terrain; ce qui m’avait valu cette chute. Une dizaine de mètres plus loin, j’ai aperçu une frêle silhouette lumineuse assise sur une grosse pierre cristalline. En m’approchant, j’ai constaté qu’il s’agissait d’un homme vêtu en Pierrot. Assez inusité! Son visage d’un blanc de porcelaine était magnifié d’un regard affable. Lorsque je suis arrivé près de lui, il m’a dit : "je t’attendais visiteur." Il m’a fait un léger sourire, puis a gardé un moment de silence. Ensuite, il a placé les mains devant lui, à la hauteur de la ceinture, les paumes vers le haut. Il a bougé rapidement la main gauche, et un petit boîtier de verre translucide y est apparu. Avec la main droite, il a formé une écuelle, puis il a regardé la lune quelques instants. Ex abrupto, elle a versé un peu de lumière opaline dans sa main, la remplissant à ras bord. Il a levé cette main au-dessus de sa tête et ensuite il l’a penché légèrement. La lumière de lune a aussitôt instillé doucement dans le petit boîtier de verre, qui était plus bas, dans son autre main. Puis il a tendu le bras pour m’offrir le boîtier de verre. Après quelques moments d’hésitation, j’ai tendu la main pour qu’il y place l’écrin. Juste au moment où il allait le déposer, celui-ci a brusquement passé au travers ma main et a disparu. L’inconnu m’a alors fixé dans les yeux et il a transmis sa pensée directement à mon esprit. J’ai concomitamment compris qu’il pouvait scruter mes pensées, même les plus cryptiques. ‘’Aaah…! De toute évidence, tu doutes systématiquement!’’ dit-il. "Laisse donc s’éveiller en toi le magicien qui sommeille. Il est bien là, mais tu as fini par oublier. Écoute ce qu’il cherche à te dire. Le plus grand défi que tu aies pu trouver à relever, était de faire l’expérience dela densité. Tu as donc choisi ce monde, car c’est le lieu idéal pour le faire. Mais une fois plongé dans la matière, tout te semble si réel, qu’avec le temps tu en viens à t’identifier à elle. Tu en viens à croire que tu es ton corps. C'est là le plus grand tour de magie et la plus totale illusion que l’égo n’ait jamais réussis. Mais une fois que ce corps sera désossé, que restera-t-il?’’ J’étais en pleine velléité. À nouveau, une pensée s’est imposée à mon esprit : ’’te voilà encore en plein doute…Ce diamant que tu as façonné toutes ces années, si beau soit-il, n’aura jamais d’éclat s’il est tenu loin de la lumière.’’ Puis, il garda un long silence. Ensuite, il a de nouveau bougé rapidement la main et le petit boîtier a réapparu. Il l’a déposé au sommet de la pierre sur laquelle il était assis un peu plus tôt. Il a alors de nouveau regardé la lune. Juste à ce moment, un halo s’est formé autour de lui. Et doucement, cette luminescence, s’est introduite dans le boîtier magique, qui, au même instant, est devenu étincelant comme notre étoile polaire. J’ai bien tenté de le prendre, mais une fois de plus, mes doigts ont glissé au travers. J’ai regardé la lune, elle n’y était plus! Est-ce possible? De retour chez moi, j’ai encré mon journal de cette expérience pour en garder souvenir. Puis, je me suis dirigé dans la chambre à coucher, et à ma grande stupéfaction, le petit coffret était sur la table de chevet, tout rutilant. Je me suis précipité pour la prendre. Mais, il était toujours inaccessible. Il en fut ainsi plusieurs années. Tous les jours je tentais de le saisir, mais, inlassablement son accès m’était interdit. Pire, lorsque je devenais exaspéré, il disparaissait complètement. La prière, les bonnes actions, l’altruisme; rien de tout cela ne me rendait le coffret accessible. Puis un soir, alors que j’écoutais une sonate de Beethoven interprété par Glenn Gould, un flash m’est venu. Et si ce coffret était… Est-ce possible!!! J’ai aussitôt cavalé dans la chambre. Le coffret scintillait légèrement. Je me suis dirigé vers lui, et comme je plaçais la main sur le couvercle...ssssssssssst! En nous existe le non manifesté! Wawa l’imagicien rêveur. |
| | Posté le 11-04-2007 à 06:05:25
| Merci bien Wawa :-) |
| | Posté le 11-04-2007 à 06:35:24
| Toujours magique wawa... de plus en plus même. |
| | Posté le 11-04-2007 à 09:25:32
| Wawa, je vais être obligé de vous vouvoyer pour marquer le respect que vous inspirez, ou que vous devriez inspirer à tous. Votre approche est originale et agréable, juste et pourtant complètement irréelle. |
| | Posté le 12-04-2007 à 01:31:07
| Vous avez eu la patience? Merci Vicky et Tao. Bienvenue leclesiaste, mes respects! Oui, c'est tout à fait irréelle. Et c’est bien là ce que je cherche, car c'est l’émergence de l’intention. |
| | Posté le 12-04-2007 à 17:03:59
| Wawa a une vision de la vie en lien direct avec la nature. Ses propos nous interpellent et nous obligent à voir les choses différemment. Avec le temps, il a une influence sur notre vision des choses. Il nous permet ainsi d’améliorer nos relations humaines. |
| | Posté le 13-04-2007 à 20:49:04
| 1-ange, vos louanges ont créé du bonheur. Comme la nature retourne toujours l’ascenseur, ce bonheur vous sera largement rendu le moment venu Wawa tente de discipliner son ego afin de ne plus être sensible à la critique ou à la louange; vous venez de le faire chuter! En ce vendredi, voici un riquiqui ou rikiki si vous préférez. Petite cabriole en noir et blanc. Madame Leblanc, une Noire, vêtue de blanc, promène son joli chien noir sur le trottoir blanc. Monsieur Lenoir, un Blanc, vêtu de noir, promène son joli chien blanc sur le pavé noir. Soudain, le chien noir de madame Leblanc montre ses crocs blancs au chien blanc de monsieur Lenoir. Aussitôt, il s’en suit une chamaille. Dans un tourbillon, on pouvait voir, une boule blanche, puis une boule noire; une boule blanche, et encore une boule noire. Puis dans la tourmente, une boule grise, car on ne pouvait plus distinguer le blanc du noir. Madame Leblanc a piqué une colère noire, alors que monsieur Lenoir était blanc de peur. C’est de cette façon que le joli chien blanc de monsieur Lenoir est devenu la bête noire de madame Leblanc, alors que le joli chien noir de madame Leblanc a fait passer une nuit blanche à monsieur Lenoir. Et,ainsi tombe le rideau sur ce petit calambour noir cousu de fil blanc. Wawa l’imagicien rêveur . |
| | Posté le 14-04-2007 à 01:02:34
| Merci |
| | Posté le 14-04-2007 à 03:53:07
| Merci :-) |
| | Posté le 15-04-2007 à 15:25:43
| Jeux de mots qui ne sont pas des maux! |
| | Posté le 16-04-2007 à 19:45:48
| Merci les amis/es. En ce lundi neigeux... Ce matin, je me promène sur la grande galerie de la nature, car elle y expose quelques-unes de ses œuvres d’art. Elle neige sur neige. Son manteau étant devenu écru, elle a sans doute voulu l’étamer d’une nouvelle couche opaline. Tout est calme et silence comme lorsque nous entrons dans une église. Même les arbres retiennent leur souffle pour ne pas briser le charme. Les flocons, qui généralement aiment bien danser la farandole en tombant, se laissent porter par les molécules d’azote et d’oxygène avant de se déposer discrètement sur tout ce qu’ils trouvent. Sur un banc de parc, à portée d’ouïe, une jeune dame et un sexagénaire discutent. Le monsieur lui dit :’’ cela se passait à la ferme par un jour de grand froid. Une poule brune quelque peu condescendante qui se trouvait près d’un canard, lui dit : '' cher palmipède aquatique, nous avons un froid de canard ce matin .’’ et le canard répondit à la poule :'' en effet chère caquetante, et je dirais même que cela nous en donne la chair de poule .’’ À quelques pas de là, mon attention est attirée par un splendide pin sylvestre que le soleil met en surbrillance. Il me tend ses longs bras alourdis d’une neige aussi blanche que le lis. Je m’approche, car il semble vouloir communiquer avec moi. Je remarque qu’il tient à bout de bras, juste sur la pointe des aiguilles quelques cristaux de neige fraîche. Je me penche pour mieux voir, aussitôt, je me sens griser par son arôme bien particulier. Il me montre alors toute la gracilité de la lumière du soleil qui est irisée dans ces quelques cristaux de neige qu’il porte sur ses d’aiguilles. Ainsi plongé dans cette féerie de couleur, je me laisse bercer du rouge au violet, pendant un bon moment. Je réalise alors que j’ai devant moi un tableau du grand maître. Je m’étonne que l’œuvre ne soit pas signée. Je prends donc une aiguille du pin, je l’encre de sa résine pour inscrire un nom tout au bas du tableau, lorsqu’à ma grande stupéfaction je constate qu’il y a déjà une inscription qui se lit ainsi : «cette œuvre a pour nom «Arc-en-neige», seulement ceux qui regardent avec les yeux du cœur pourront voir cette insculpation.» Wawa l'imagicien rêveur. |
| | Posté le 16-04-2007 à 19:56:02
| Inventeur, véritable poète. Ecrivain au talent authentique. Wawa, tes écrits sont réellement nouveau et géniaux. Merci encore. |
| | Posté le 16-04-2007 à 23:22:29
| Moi qui pestais contre cette nouvelle tempête de neige! Me voilà tout heureux de lire ton texte. merci pour ta magie. |
| | Posté le 17-04-2007 à 05:48:55
| très beau texte Wawa :-) merci de nous faire rêver:-) |
| | Posté le 17-04-2007 à 17:33:24
| A ce que je vois, il y a des fidèles lecteurs. Merci bien. Tenez, en ce mardi, une réflexion! Nous émanons d’un monde lénifiant! Un jour, j'ai fait la rencontre d’un escargot qui m’a mené jusqu’à notre monde quantique. La petite bête semblait faire sa balade quotidienne. Après avoir observé l’hélicidé un certain temps, je lui ai donné le nom de largo, vu la lenteur avec laquelle il se déplaçait. Puis, je me suis dit que si je me promenais avec une maison sur le dos, je serais probablement fort lent dans mes déplacements moi aussi… Bon enfin! J'ai fait un pas juste devant ce cher largo pour lui souhaiter le bon jour, et le bougre a cru fermement que je venais de lui apparaître. J'ai alors fait un pas, juste derrière lui. Même phénomène; il a cru que je venais de me désintégrer. Je suis donc revenu à nouveau devant lui et tout ahuri, il m'a demandé si j'étais un magicien. Je lui ai expliqué que tout cela n'était qu'une simple illusion due à son système nerveux qui était fort différent du mien. Ses neurones sont si longs à détecter les signaux extérieurs que tout mouvement qui dure moins de trois secondes n'est tout simplement pas perçu. D'où, cette illusion de magie pure où je peux apparaître et disparaître subitement. Qui plus est, il ne perçoit pas non plus les senteurs. Vous imaginez tous ces arômes dont il n'a même pas conscience! Mais, le pauvre escargot ne semblait pas du tout comprendre ce que je lui expliquais. Je lui ai donc fait mes salutations avant de poursuivre mon chemin. J'espère bien qu'il ne finira pas dans une assiette de porcelaine, rehaussé d’un coulis de beurre à l'ail! De retour chez moi, une pensée est venue me titiller l'esprit. Nous aussi, nous vivions dans l'illusion. Le monde matériel que nous considérons comme parfaitement réel, n'est aussi qu'une illusion! À l'instar de largo, ce sont nos sens qui nous empêchent de voir le monde quantique dans lequel nous baignons! Ce monde de vibrations, où lumière et obscurité se succèdent des milliers de fois trop rapidement pour que nous puissions les enregistrer. C'est comme au cinéma, le film comporte 24 images par seconde et bien entendu 24 moments d'obscurité (chaque fois qu'une image s'efface pour être remplacée par une autre.) Notre cerveau est incapable de percevoir ces 48 changements en une seule seconde, et c'est ainsi que se crée l'illusion du film. Si nous augmentons cette vitesse des milliers de fois, comme dans le monde quantique, nous pourrions bien comprendre la nature illusoire de ce cinéma que nous appelons la vie. Partant, nous existons bien vous et moi sous forme de photons clignotants, chaque éclair étant séparé par un instant d'obscurité. Bien que nous ne le réalisions pas, notre corps est un pulsar. Nous apparaissons puis disparaissons à chaque instant et à longueur de temps. Est-ce parce que nous sommes un peu largo que nous ne le réalisons pas? Mais alors, qu'elle force peut bien orchestrer tout ce spectacle lumière? Écoutons la vie! Wawa l’imagicien rêveur. |
| | Posté le 17-04-2007 à 18:19:42
| Je veux bien penser que la formidable culture de wawa, son immense talent de chef d'orchestre, sa maitrise des mots, son don de conteur, tout cela soit éphémère. Mais une illusion? Certainement pas! Bravo, encore.
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| | Posté le 18-04-2007 à 01:29:35
| en tout cas je en me fatigue jamais de lire ce charmant Wawa :-) de phrase en phrase toujours émerveillée :-) gros Merci :-) |
| | Posté le 18-04-2007 à 22:22:57
| Wawa paraît authentique, il a semble t'il une vision qui n'est pas conditionnée, pas corrompue par le monde des hommes. C'est je pense très rare et ça fait vraiment très envie. Je n'insiste pas car il nous indique aussi quelquepart qu'il cherche la voie pour dissoudre l'égo et que les éloges peuvent avoir des effets perturbateurs - mais je me retiens beaucoup ! |
| | Posté le 19-04-2007 à 02:09:47
| Merci. Une autre façon de voir la vie et nos limites. |
| | Posté le 20-04-2007 à 21:05:18
| Le printemps est venu me voir... Dès mon réveil, l’émergence du jour m’a souhaité la bienvenue à son bord. Comme le soleil frappait aux fenêtres, je n’ai point tardé à entrer dehors. J’ai alors aperçu le printemps assis sur le perron. Il semblait m’attendre pour que j’aille avec lui. C’est ainsi que nous sommes partis main dans la main, dans le petit matin. En passant devant la rivière, il a vu que celle-ci était encore couverte d’une glace opiniâtre. Il l’a alors fracassé de son pied, pour qu’enfin, l’eau puisse se souvenir de l'envoutante tiédeur du soleil. Sur la rive, un immense saule, dont les branches inférieures ont été alourdies par le poids de l’hiver, sont maintenant à fleur d’eau. Ils caressent ainsi la rivière, comme une mère cajole son enfant. De sa main gauche, il a accroché des bourgeons aux arbres. Aussitôt l’oiseau est venu s’y poser et a chanté une cantate réservée à l’oreille attentive. Puis de sa main droite, il a fait un peu de vent pour redresser les herbes indolemment couchées dans les champs. Un érable argenté, devant lequel nous passions, m’a invité à goûter le philtre de vie qui coule dans son sein. Son goût légèrement édulcoré en fait un nectar digne des dieux. Un peu plus loin, nous avons surpris un jardin qui semblait tout heureux de se caler dans les chauds rayons du soleil. Nous avons rapidement continué notre chemin pour ne pas briser son intimité matinale. Juste au pied de la montagne coupée, le printemps m’a fait remarquer quelques bou… Bon, je m’arrête ici, car je ne voudrais pas devenir trop lourd. Wawa l'imagicien rêveur
Message édité le 13-06-2007 à 04:57:02 par Wawa |
| | Posté le 22-04-2007 à 05:19:08
| la suite , la suite stplait lolll :-) merci ! |
| | Posté le 05-05-2007 à 18:01:16
| Du très bon monsieur. Mais aussi du facile. Heureusement, très peu. Et il faut bien se reposer un peu... |
| | Posté le 08-06-2007 à 02:39:07
| Le cœur de Vicky sait gobichonner le bonheur. M’sieu leclesiaste; c’était du larvaire phosphoré… L’instant qui se prolonge… On le prénomme Simon un monsieur de bon ton. Cela s’est passé il y a plusieurs années, un instant qu’il n’a jamais pu oublier. Alors qu’il marchait sur la rue, il a croisé une mystérieuse inconnue. Sa beauté était à l'instar d’un rubis et il en a été radicalement ébloui. Une charmante demoiselle ayant à la main une ombrelle voilà tout ce qu’il savait d’elle. Elle était aussi extatique qu’une ligne de musique. Son regard avait la douceur du miel. Comme elle avait dû contempler longuement le ciel pour que ses yeux revêtent un tel bleu! Dès qu'elle fut passée, il s’est prestement retourné pour la regarder s’éloigner. Voulait-il ainsi, tréfiler le moment encore un peu de temps? Discrètement, son doux parfum de monoï s’est exhalé jusqu’à lui. Puis, il n’a jamais revu cette énigmatique inconnue. C’est ainsi que depuis, même lorsqu’il fait gris en ces jours de pluie jamais il ne s’ennuie, car bien enraciné en lui une anamnèse revit. Celle du souvenir de ces yeux bleus qui un jour sur le trottoir ont mis le feu à sa mémoire, et qui, en plus de le rendre heureux, ont empreint son cœur d’un impérissable bonheur. L’instant qui se prolonge… un passé qui compose le présent et qui propose l’avenir. Wawa l’imagicien rêveur.
Message édité le 13-06-2007 à 04:57:41 par Wawa |
| | Posté le 08-06-2007 à 06:21:31
| Bravo et merci Wawa |
| | Posté le 23-06-2007 à 04:16:34
| Chère Vicky, toujours assise dans la première rangée! Merci. Assis sur un banc de parc, sous le couvert de quelques tilleuls, je me suis laissé aller vers cette menue variation en wawa mineur, d’un brin de fille de cinq ans du nom de Kamille, qui demeurait, en rase campagne. Tous les printemps, ses parents mitonnaient un petit jardin, et bien entendu, ils lui réservaient toujours un carré de soleil, bien à elle, où elle semait ce qui lui souriait. Un jour, alors qu’elle sortait tout juste du lit, Kamille courut dire à sa mère qu’elle avait vu dans son rêve ce qu’elle devait semer. -''Ah oui, et qu’est-ce que ce sera?’’ demanda-t’-elle. -''Je vais semer une ampoule électrique.’’ -''Quelle étonnante idée!’’ lui répondit-elle. ''Et que crois-tu pouvoir récolter?’’ -''Eh bien, une jolie fleur qui s’illuminera toute la nuit!’’ Ainsi, tous les jours, elle allait demander un peu d’eau à la rivière de l’autre côté de la route. Et là, elle formait une écuelle avec ses mains d’enfant et y glissait toute l’eau que celles-ci pouvaient contenir. Sitôt fait, elle s’empressait d’aller verser cette eau sur l’ampoule qu’elle avait précieusement mise en terre. Bien entendu, à la fin de l’été, rien n’avait poussé, et, avec le temps elle a fini par oublier son projet d’enfant. Puis, dans la grisaille d’un lundi matin, la jeune fille, devenue adolescente, est partie vivre à la ville avec ses parents. Et, vingt longues années se sont écoulées. Un samedi d’automne, alors qu’elle vivait une période difficile, et qu’elle s’ennuyait, son cœur d’enfant lui a suggéré d’aller visiter le village où elle avait passé sa prime jeunesse. Elle enfila son blue-jean et un pull-over et partit pour retrouver sa banlieue d’enfance. Rendu sur place elle ne reconnut d'abord pas grand-chose, car il y avait à présent beaucoup de maisons et de rues nouvelles. En regardant bien, elle aperçut enfin le cours d’eau où elle allait puiser son eau, et aussi, le vieil orme qui se trouvait à proximité de son jardin. Elle s’y rendit au plus vite, et juste à l’endroit où elle faisait son jardin, elle vit avec étonnement, que son rêve s’était réalisé. Une fleur lumineuse avait poussé, et celle-ci fleurissait toute la nuit. Sa jolie fleur avait pour nom, lampadaire. ''Sachons écouter, le plus souvent, c’est le bonheur qui nous le raconte…''
Message édité le 23-06-2007 à 04:31:20 par Wawa |
| | Posté le 23-06-2007 à 05:27:11
| Merci |
| | Posté le 23-06-2007 à 06:05:31
| Merci wawa. Tes écrits font du bien lorsque la tristesse ou la lassitude nous envahit. |
| | Posté le 23-06-2007 à 06:36:04
| oh oui c'est vrai Tao , il illumine notre coeur :-).. merci Wawa :-) |
| | Posté le 23-06-2007 à 16:35:51
| Plus j'y repense, et plus ce texte m'interpelle... Bravo, vraiment. |
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